Ginny Soskey

Deux routards du ciel en p'tit coucou autour du monde
A petite vitesse et raisonnable altitude, Clémentine Bacri et Adrien Normier ont déployé leurs ailes au service d'une série d'études scientifiques.
"Wings for science" (Des ailes pour la science) est leur profession de foi, l'intitulé de cette aventure qui a porté pendant 14 mois, de l'été 2012 à l'été 2013, cette avocate de 30 ans et son compagnon de 32 ans, ingénieur aéronautique et pilote à Air France, du Luxembourg à Paris, par le plus long chemin de 34.160 km en survolant quatre continents.
"Nous voulions joindre l'utile à l'agréable, l'aventure à la recherche, à la science, en participant depuis le ciel et le regard vertical des objectifs de nos appareils photo et caméras, à plusieurs programmes d'études élaborés chacun par des scientifiques des pays survolés", ont ils expliqué à l'AFP.
Clémentine et Adrien ont ainsi apporté, au cours de leur pérégrination, leur contribution ailée avec clichés, films, modélisation en 3D, repérages géologiques et relevés topographiques, à une quinzaine de travaux scientifiques de laboratoires de recherche locaux. Depuis les glaciers du Groenland jusqu'aux volcans d'Indonésie, des chantiers de fouilles archéologiques au Pérou à l'étude des cétacés au Canada ou de la mangrove en Guyane.
"Avec chaque organisme scientifique, le contrat était simple: nous nous engagions à leur fournir les données qu'ils demandaient en échange du gîte et du couvert", raconte le couple. "Ainsi, 80% du temps, nous avons été hébergés chez l'habitant".
Mais le sel de leur aventure autour de la planète bleue ne s'envisage vraiment que si l'on avise leur avion de poche, rigolo et sympathique, comme sorti d'un dessin animé pour enfants.
Sans bagages
Le Pipistrel est classé dans la catégorie ULM (Ultra Léger Motorisé): 300 kg tout mouillé, 10 mètres d'envergure et moteur de 80 CV dérivé d'un moteur de scooter des neiges. Son cockpit exigu exclu l'embarquement de tout bagage, hormis deux petits sacs à dos contenant quelques effets de rechange, à peine suffisants pour un week end. mocassins pas chers
Il consomme 6 litres au cent, pour une autonomie de vol de 12 heures et 2.000 km à une vitesse maximum de 200 km/h. "Il peut voler à 20.000 pieds (6.000 mètres), mais notre altitude moyenne se situait entre 150 mètres et 2. chaussure pointue homme 000 mètres, en fonction des tâches à accomplir", note Adrien, habitué des cabines de pilotage sophistiquées des Airbus.
L'engin décolle en 150 mètres et a besoin d'une piste de 250 mètres pour réintégrer les plancher des vaches. En cas de panne ce qui ne s'est pas produit le coucou est doté d'un parachute censé le ramener avec ses occupants et sans bobo sur terre.
Du cercle arctique au désert rouge australien, des cimes de la Cordillère des Andes au Sud est asiatique, de la péninsule arabique au Bosphore, leur route autour du monde se lit comme une flânerie légère et nonchalante, une quête heuristique dans les cieux d'une quarantaine de pays, traversant saisons et climats, cultures et couleurs, montagnes et mers.
Ils ont joué à cache cache avec les ouragans aux Caraïbes, défié des orages tropicaux en Thaïlande, affronté les tracas administratifs à répétition ou des tentatives de racket de petits potentats aéroportuaires pour décrocher ici une autorisation de survol, là un permis d'atterrissage ou l'abri d'un hangar pour leur oiseau d'acier menacé par des vents cycloniques.
Le talent d'avocate de Clémentine allié à celui de pilote, navigateur et mécanicien d'Adrien, a triomphé de toutes les embûches d'origines météorologiques ou anthropiques.
Les ailes pour la science, remisées pour le moment dans un hangar de Bourgogne, n'attendent qu'une occasion et de nouveaux projets liés à la recherche touchant à la planète Terre, ses beautés et ses mystères, pour se redéployer, assurent les deux vagabonds célestes.

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